L’enseignement de la propreté

A sa naissance, c’est sa mère qui,  par léchage, déclenche les éliminations que ce soit pour l’urine ou pour la partie fécale (c’est un réflexe) et les fait disparaître. Vers 2 ou 3 semaines,  ces éliminations deviennent spontanées et le petit chiot va faire ses besoins tout seul,  dès la 3e semaine.

A 8 semaines, ses endroits d’élimination préférés sont choisis le plus loin possible des endroits où il s’alimente et où il dort. A 15 semaines ses préférences sont pratiquement définitives.

Avant d’éliminer le petit chiot se déplace lentement le nez à terre. Très attentif, il cherche les éliminations précédentes. La découverte des odeurs active le réflexe d’élimination, il s’agit d’un « conditionnement ».

Qu’est-ce que le conditionnement ?

Eh bien,  le conditionnement est l’association d’un acte physiologique et d’un stimulus.

Un des meilleurs exemples de conditionnement connus  est celui réalisé par le physiologiste russe PAVLOV au début des années  1900 : il a mis en évidence les mécanismes du conditionnement à partir d’une observation de chiens de laboratoire attendant leur repas. Une sonnerie annonçait ce repas, permettant aux chiens de savoir qu’ils allaient être nourris. De façon inconsciente, ils se mettaient à saliver (préparation à la digestion).

D’après PAVLOV, le mécanisme de ce conditionnement se résume  en 3 phases :

  1. –          Présentation du repas  =   salivation
  2. –          Repas + sonnerie          =   salivation
  3. –          Sonnerie seule              =   salivation

On peut conditionner un chien à devenir végétarien par exemple,  si  pendant sa période de socialisation – de 3 à 14 semaines – on ne lui présente que des aliments  végétariens –  il ne voudra rien d’autre ensuite,  il sera conditionné.

Bien sûr,  il suffit à l’éleveur de  présenter au petit bichon maltais  une alimentation variée – sèche, humide, avec des goûts différents – pendant cette période pour éviter toute préférence acquise. C’est donc l’éleveur qui aura cette responsabilité jusqu’au départ du petit chiot.

En fait, le conditionnement est à la base de nombreux procédés éducatifs, mais aussi de problèmes comportementaux liés à des préférences acquises.

Le petit chiot de 8 semaines associe les lieux et les surfaces avec la nécessité de se soulager. Désormais,  la vue ou l’odeur de ses endroits de toilette préférés déclenchent le besoin d’éliminer et c’est donc chez l’éleveur qu’il détermine ses préférences pour le faire :  le lieu, mais aussi la substance sur laquelle il désire se soulager (journal ou autre).

Ce petit chien fait ses besoins généralement tous les heures voire toutes les 2 heures, et toutes les 3 ou 4 heures pendant la nuit. En cas de manque de place et siil ne retrouve pas un milieu d’élimination adéquat, il essaiera de se retenir, mais il ne pourra pas le faire éternellement.